Quand on a cherché un hébergeur pour la boutique, on cherchait pas le moins cher. On cherchait quelqu'un qui comprenne. RDEM Systems nous a construit la boutique parce qu'ils croient au projet — et parce qu'on partage la même passion pour l'informatique. Vous l'avez peut-être déjà lu : on a un Apple II et plusieurs Macintosh exposés en boutique. RDEM, c'est un peu ces machines, mais en version 2026.
À ce stade, on aurait pu faire le choix d'un hébergeur générique, du genre qui vous attribue un identifiant, vous vend un panneau de contrôle, et vous oublie le lendemain. On a préféré un partenaire technique avec qui on peut décrocher le téléphone. Ce qui suit, c'est l'inventaire de ce que ce choix nous apporte concrètement.
Notre nom de domaine
Première décision avant même d'attaquer la boutique : le nom de domaine. Dynamite Games, c'est une franchise de marque. On aurait pu prendre un sous-domaine de la franchise — pratique, gratuit, déjà sécurisé. On a fait l'inverse. On a choisi un domaine explicite, dynamite-games-pontoise.fr, qui rappelle clairement la franchise, mais sans en dépendre.
La logique est simple : si demain les conditions de la franchise évoluent, si on doit basculer la boutique vers un autre cadre juridique, ou si la marque change de stratégie — la boutique en ligne reste à nous. Le domaine est le nôtre, l'hébergement est sous notre contrôle, le contenu est notre travail. C'est moins glamour qu'un sous-domaine officiel, mais c'est plus solide pour durer.
Notre réseau Internet, pas le leur
À ne pas confondre : ce n'est pas le réseau Internet de la boutique physique de Pontoise. Ça, c'est notre opérateur classique, celui qui équipe la boutique pour la caisse, le téléphone, l'accès admin du site. C'est un autre sujet.
Mais quand vous arrivez sur dynamite-games-pontoise.fr depuis votre box Free, Orange ou SFR, votre connexion atteint le serveur quasi-directement. Pas de relais à travers cinq réseaux intermédiaires anonymes. C'est possible parce que notre partenaire technique entretient des peerings directs avec Orange, Free, SFR — autrement dit, des liaisons négociées une fois pour toutes avec chacun de ces opérateurs.
Concrètement, votre paquet réseau fait moins de sauts pour arriver chez nous. Et c'est devenu — d'une certaine manière — le nôtre, ce réseau. Les pages se chargent vite parce que le chemin est court, pas parce qu'on a optimisé à mort le HTML.
Hébergée à Aubervilliers (Île-de-France)
La boutique tourne dans Equinix PA5 à Aubervilliers, une grande salle datacenter parisienne. Pas du cloud public type AWS, pas un fournisseur générique multi-zones où on ne sait jamais où sont vraiment ses données : un vrai datacenter, avec le serveur derrière une vraie porte, qu'on peut aller voir si on veut.
Pour les commandes, ça veut dire que les données restent en France. Pour la latence, ça veut dire que vous, depuis le Val-d'Oise ou n'importe où dans l'Hexagone, êtes à quelques millisecondes de la boutique. Et si jamais ce datacenter avait un gros problème — incendie, panne d'alim générale, événement vraiment majeur — le système est conçu pour redémarrer ailleurs. PA3 ou PA4, deux autres datacenters Equinix de la région parisienne, peuvent prendre le relais.
C'est pas du marketing : ils ont déjà fait l'exercice avec d'autres clients.
Notre domaine répond toujours, depuis n'importe où
Le nom dynamite-games-pontoise.fr est servi par les serveurs DNS de l'hébergeur, qui sont eux-mêmes répartis sur plusieurs réseaux. Et derrière, le serveur lui-même a plusieurs routes pour entrer et sortir d'Internet (plusieurs transits BGP, dans le jargon).
L'analogie qu'on aime bien : c'est comme si la boutique avait une seule adresse physique, mais des panneaux routiers sur plusieurs grands axes, dans plusieurs villes. Quelle que soit la route que vous prenez pour venir, vous arrivez. Si l'autoroute A1 est bloquée, vous passez par la N2. Si une route principale tombe, le GPS recalcule. Vous arrivez quand même.
C'est cette infrastructure DNS répartie sur plusieurs réseaux qui rend le site joignable même quand un opérateur a un souci. C'est rare qu'on en parle, parce que tant que ça marche, personne le voit. Mais c'est exactement la raison pour laquelle ça marche.
La boutique tourne sur un VPS Small Proxmox
Pas de boîte noire cloud. La boutique tourne sur leur VPS Small Proxmox, une formule où on s'occupe uniquement du contenu — articles, produits, fiches descriptives — et où notre partenaire technique gère tout le reste : le code Laravel lui-même, l'OS Debian sous-jacent, les mises à jour de sécurité, le monitoring 24/7 des ressources, les sauvegardes.
C'est ce qu'on appelle un « managed VPS » : le confort d'une machine dédiée, sans avoir à devenir admin système. On ne se retrouve pas à minuit dans la doc Linux quand un certificat SSL doit être renouvelé. Eux le font, on continue d'ajouter des produits au catalogue.
Et si un jour on a besoin de plus de puissance — plus de visiteurs, plus de commandes simultanées — on monte d'une marche. Sans changer d'hébergeur, sans casser ce qui marche.
Sauvegardes : 2 fois par jour, 2 datacenters
Les données de la boutique sont sauvegardées deux fois par jour, sur deux datacenters différents. On va pas vous mentir : on peut perdre des données, en théorie, si tout part en vrille au pire moment. En pratique, sauf incident vraiment majeur — datacenter qui brûle, attaque qui ciblerait tout le réseau de l'hébergeur en même temps — on perd au maximum quelques heures de commandes.
Les sauvegardes vont vers leur solution de sauvegarde managée, qui suit l'état de l'art : air-gap, immuabilité, contrôle d'intégrité. Trois mots qui veulent dire, en français accessible : les sauvegardes ne peuvent pas être effacées par un attaquant qui aurait pris le contrôle de la boutique, elles sont vérifiées régulièrement pour s'assurer qu'elles sont restaurables, et elles sont conservées sur un système physiquement indépendant.
Ce n'est pas du bricolage maison. C'est conforme aux standards modernes (NIS2, recommandations ANSSI), avec une vraie procédure de restauration testée.
Et quand ça casse à 3h du matin ?
Soyons honnêtes : pour le moment, on est en best effort. La boutique est jeune, on a peu de recul, on n'a pas encore signé un contrat d'astreinte critique 24/7. Si un incident sort à 3h du matin un dimanche, on s'en occupera le lundi matin.
Mais c'est rassurant de savoir qu'ils gèrent déjà des infrastructures en astreinte 24h/24, 7j/7 pour d'autres clients qui ont besoin d'un suivi sans interruption — santé, finance, e-commerce à très haut volume. L'expertise est déjà là, l'organisation aussi. Donc le jour où la boutique aura besoin de monter en gamme — un afflux après un passage presse, un lancement de produit qui fait du bruit — on n'aura pas à changer d'hébergeur. On bascule juste sur un niveau de service supérieur, sans tout reconstruire.
C'est confortable d'avoir cette marge sans la payer aujourd'hui.
Le pari de 2026 : oui, on peut encore lancer une boutique en ligne
Beaucoup nous ont dit qu'en 2026, lancer une boutique en ligne sans Shopify ou Amazon, c'était suicidaire. Que les marketplaces avaient tout aspiré. Qu'un site indépendant n'avait plus aucune chance.
On va montrer que non. Et soyons clairs : tout repose sur vous. Trois équipes de taille modeste — la boutique physique à Pontoise, un partenaire technique à quelques kilomètres, un partenaire pop-culture qui partage la passion — peuvent s'entraider et bricoler de l'infrastructure tant qu'elles veulent, ça ne sert à rien sans la communauté qui se crée autour de la boutique. Ce sont vous, les clients, les passionnés qui passent en magasin et reviennent en ligne, qui parlez de nous à un copain, qui ramenez une vieille console à restaurer ou une figurine rare à confier — qui faites exister le projet. Notre programme ambassadeur est d'ailleurs là pour ça : récompenser celles et ceux qui font connaître la boutique à leur tour.
Et côté infrastructure technique : tout est déjà prêt pour augmenter les capacités et diminuer les risques de panne au fur et à mesure qu'on grandit. Si un jour nous devions embaucher pour gérer les colis achetés par cette plateforme, nous mettrions en place une meilleure redondance matérielle. Pour l'instant, l'échelle est cohérente avec notre activité — pas de sur-ingénierie, pas de surcoût, pas de promesse qu'on ne pourrait pas tenir.
C'est plus humble qu'un slogan. C'est plus durable aussi.
Et derrière l'entreprise, qui est Richard?
Richard est un passionné par l'informatique, et toute son histoire. Il aime aussi tous les protocoles "invisibles" pour le commun des mortels, il participe au maintiens du temps au niveau mondial, entre autre sur un raspberry PI. Comme tous joueur, il aime les easter eggs.